CONFLANS-SAINT-HONORINE/TESSAOUA
OBJECTIFS DE LA COOPERATION
Dans le cas de la coopération décentralisée les échanges ont pour objectifs d’améliorer pour le plus grand nombre la qualité de la vie au quotidien des habitants et d’engager des réflexions qui aboutiront dans le long terme par la concrétisation d’un service public.
Ces échanges ont lieu dans le respect des institutions en place et de la souveraineté des partis bénéficiaires.
PRINCIPES ET CHAMPS D'INTERVENTION
La convention générale établie le 06 mars 2001 précise l’axe de nos actions envers la communauté de Tessaoua. Il s’agit d’assurer aux habitants le droit à la vie.
Ce droit se décline autour des trois orientations suivantes :
L’accès à l’eau salubre :
Cette action se réalise par la construction ou la restauration de puits et (ou) de forages.
Avec le concourt du SEDIF (Syndicat des Eaux de l’Ile de France), nous achevons cette année la création et de la rénovation de huit points d’eau (puits et forages).
L’accès à une nourriture à un prix attractif :
Il a été créé une banque alimentaire ou banque céréalière dotée d’un capital de 6 000 euros pour accueillir des réserves en mil, sorgho, maïs… A la période dite de soudure le prix élevé des denrées alimentaires « s’envole » et exclut la partie de la population pauvre de l’accès à sa base alimentaire traditionnelle.
Le but de la banque alimentaire est de casser la spéculation et de permettre à la population sus visée d’accéder à son alimentation de base à un coût « privilégié » en période de crise.
L’hygiène et l’assainissement :
A ce jour la ville de Tessaoua est dépourvue d’un système de collecte des ordures ménagères et des eaux usées. La ville est dépourvue aussi bien dans les domaines publics et privés de latrines. La rue sert de dépotoir pour recevoir les excréta, les eaux usées, et les ordures. Cette situation crée un vecteur favorisant l’implantation du paludisme (le paludisme est le premier facteur de mortalité en Afrique sub-sarienne).
Actuellement, et en concertation avec les autorités nigériennes, nationales et locales, nous établissons un plan d’action qui a pour objectif de maîtriser le traitement des ordures ménagères, des eaux usées et des excréta. Le coût du programme est évalué à 260 000 euros.
Les travaux préliminaires relatifs au traitement des ordures ménagères ont été engagés.
REALISATIONS AVANT 2006
De manière chronologique les projets suivants ont été réalisés :
Création et développement d’un jardin au bénéfice des femmes maraîchères,
Création d’une banque céréalière (alimentaire),
Restauration et (ou) création de huit points d’eau,
le coût de l’opération s’élève à 156 000 euros.
Rénovation de quatre classes primaires,
Assainissement des abattoirs par la création d’un point d’eau potable,
Accompagnement du développement économique de l’industrie des menuisiers,
Accompagnement économique du développement des forgerons,
Etc,
OBJECTIFS 2006-2009
Réflexion et développement sur le système de traitement de l’hygiène et de l’assainissement (chantiers importants),
Opérationnalité de la radio rurale régionale destinée :
à l’information des populations des villageois disséminées dans un rayon de 45 km,
Education scolaire,
Collecte des impôts,
Etc,
Le coût de l’opération s’élève à 88 000 dollars américains.
Création d’un réseau de communication informatique entre la ville et les 75 villages rattachés, les associations, et les autorités municipales, départementales et régionales,
Poursuite du développement économique dans des domaines en cours de réflexion,
Poursuite et achèvement du programme de rénovation des classes de l’enseignement primaire,
Engagements des études pour maîtriser le dossier des mares.


